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Huntington : la neurodégénérescence du striatum expliquée


Des chercheurs du CEA-I2BM ont montré in vivo, dans un modèle animal spécialement développé à cet effet, qu’un constituant de la mitochondrie joue un rôle fondamental dans le développement de la maladie d’Huntington. ​

Publié le 10 juillet 2013

​La maladie de Huntington est une atteinte neurodégénérative génétique caractérisée par des symptômes moteurs (chorées), cognitifs et psychiatriques et une neurodégénérescence1 atteignant préférentiellement une structure centrale du cerveau appelée le striatum. Celui-ci joue un rôle clé dans le contrôle de la motricité et de certaines fonctions cognitives. Il n’existe pas de thérapie efficace pour guérir ni ralentir la progression de cette pathologie.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
En jaune, des neurones du striatum infectés par la protéine Huntingtine. En bleu, des neurones non infectés. (© S.Finkbeiner/Gladstone Institute (San Francisco) )

 

Comment se développe la maladie de Huntington ? Une modification du gène d’une protéine, la huntingtine, est mise en cause. Alors que cette mutation est exprimée par toutes les cellules du cerveau, elle serait spécifiquement toxique pour les cellules du striatum, là où débute la neurodégénérescence. Plusieurs mécanismes hypothétiques sont proposés pour expliquer son déclenchement dans le striatum. L’un d’eux implique des anomalies du métabolisme énergétique des neurones qui, déclenchées par la huntingtine mutante, pourraient activer les voies de mort cellulaire. Quels types d’anomalies ? Le CEA-I2BM piste depuis plusieurs années un complexe enzymatique de la mitochondrie, organite constituant la centrale énergétique des cellules. Les chercheurs ont tout d’abord montré in vitro que l’activité de ce complexe, le complexe II, et de certaines de ces sous-unités, Ip et Fp, baisse sous l’action de la protéine mutée. Ils ont ensuite développé des vecteurslentiviraux surexprimant ces sous-unités qu’ils ont injecté dans le striatum d’un modèle animal rongeur. Résultat : la surexpression de la sous unité Ip bloque la dégénérescence des neurones du striatum. Cette étude confirme que la mitochondrie, en particulier le complexe II, est une cible thérapeutique potentielle pour bloquer la mort neuronale dans la maladie de Huntington.


    res{i6e des neurones

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