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Discriminer in vivo les différents acteurs de la neuroinflammation


​Les caprices d'un marqueur TEP dans le cerveau, qui suit à la trace d'autres cellules que prévu.

Publié le 16 octobre 2012

Des chercheurs du CEA-I2BM, à Fontenay-aux-Roses, ont montré qu’un marqueur TEP[1] déjà utilisé pour le suivi de certaines cellules du cerveau, les microglies, cible aussi les astrocytes, des cellules voisines avec des fonctions très différentes. Conséquence : le traceur n’étant pas aussi sélectif qu’on le pensait, il ne permettra pas de discriminer ces deux types cellulaires dans les études cliniques actuellement en cours. Explications.

La neuroinflammation, impliquée dans les maladies neurodégénératives telles que celles d’Alzheimer ou de Parkinson, entraîne l’activation précoce de cellules du cerveau, les astrocytes et les microglies. Les premières peuvent avoir des effets neuroprotecteurs et les secondes des effets toxiques. Il est donc important d’avoir des outils pour les discriminer. Cette inflammation a jusqu’à présent été beaucoup étudiée grâce à des techniques d’analyse post-mortem. D’où l’intérêt de développer des marqueurs pour la TEP, une méthode d’imagerie non invasive pouvant être mise en œuvre in vivo. Cela a déjà été fait pour les microglies, connues pour sur-exprimer la protéine TSPO. Il a été mis en évidence qu’un radioligand[2] spécifique de TSPO permet de « marquer », donc de détecter, les zones neuroinflammées. Mais des chercheurs du CEA-I2BM viennent de montrer dans un modèle rongeur que ce marqueur ne suit pas seulement les microglies à la trace, mais aussi les astrocytes ! Ce résultat est d’autant plus important que les radioligands de TSPO, développés au CEA-I2BM, sont actuellement exploités dans des essais cliniques concernant plusieurs maladies dégénératives.

 
La tomographie par émission de positon permet de détecter la présence d’astrocytes activés in vivo (flèche en A), ce qui est confirmé par un marquage immunohistologique post-mortem spécifique des ces cellules (flèche en B).

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