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Résultat scientifique | Maladies neurodégénératives

Détecter des modifications des cellules cérébrales bien avant la mort cellulaire


​La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire de diffusion se révèle prometteuse pour détecter les altérations du milieu cellulaire des neurones.

Publié le 30 octobre 2012

​Un grand nombre de maladies neurodégénératives sont caractérisées par l'apparition précoce d'agrégats protéiques à même de modifier profondément le milieu intracellulaire. A l’heure actuelle, il n’existe pas de technique non-invasive permettant de les détecter avant la mort cellulaire. La spectroscopie RMN de diffusion consiste à observer le mouvement des métabolites naturellement présents à l’intérieur des cellules du cerveau. C’est une méthode d’imagerie médicale originale et prometteuse qui permettra d'accéder à des modifications subtiles du fonctionnement intime des cellules.

L’équipe de spectroscopie RMN de MIRCen a développé une approche originale pour observer le mouvement des métabolites sur des échelles de temps très courtes, jamais atteintes par le passé (moins de 1 ms, contre plusieurs dizaines à centaines de ms auparavant). Cette technique a été mise en œuvre sur l’IRM 7 Tesla du service et a permis de visualiser pour la première fois, dans le cerveau de rat in vivo, la transition entre un régime de diffusion « libre », c’est-à-dire dépendant essentiellement de la viscosité du milieu intracellulaire, et un régime de diffusion « restreint », dans lequel les obstacles intracellulaires (organelles, membranes cellulaires…) limitent fortement le déplacement des métabolites. La modélisation des mesures de diffusion permet une estimation quantitative de la viscosité et de la distance typique entre les structures du milieu intracellulaire. La prochaine étape consiste à évaluer dans des modèles précliniques de maladies neurodégénératives mimant l'apparition d'agrégats protéiques intracellulaires développés à MIRCen, la sensibilité de la méthode aux variations précoces de ces paramètres.

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